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Comment la MRC des Basques a développé un réseau d’ambassadeurs en saines habitudes de vie

Mélanie Tremblay

Le 5 à 7, vous connaissez? Dans la MRC des Basques, au cœur du Bas-Saint-Laurent, on a réactualisé le thème! À travers des 5 à 7 de réseautage, les ambassadeurs en saines habitudes de vie de la région se rencontrent et discutent plusieurs fois par année. Une pratique riche en échanges de toutes sortes!

Voici 4 raisons d’organiser de tels 5 à 7 inspirants :

1. Parce que la MRC se mobilise

La MRC des Basques est une des plus petites et des plus vieillissantes au Québec. Elle a choisi de se mobiliser et de s’engager pour offrir aux enfants des milieux éducatifs qui soient les plus sains possibles.

Une ou deux fois par année, une vingtaine d’adultes se réunissent pour jaser lors d’un 5 à 7 de travail. On retrouve dans ces événements de 20 à 30 enseignants, éducateurs, directeurs d’école et parents membres de conseil scolaire.

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2. Parce que ça permet de parler des bons coups

Lors de ces 5 à 7, les sujets abordés sont vastes : les ambassadeurs réseautent, apprennent à se connaître… Ils en profitent pour parler des bons coups de la région : campagne de financement pour faire des pots de soupe aux lentilles, activité d’Halloween où des brochettes de fruits ont été fabriquées, blitz d’entraînement quand les enfants deviennent turbulents, alouette!

Mais au-delà du plaisir d’échanger, c’est aussi l’occasion de réfléchir, entre deux petites bouchées et un verre de moût de pommes – les 5 à 7 sont sans alcool! – aux événements du quotidien et au pouvoir d’action qu’ont les ambassadeurs des saines habitudes de vie.

3. Parce que ça aide à partager les réflexions

« Pourquoi Madame Nicole donne-t-elle des bonbons à l’occasion des anniversaires des enfants? Pourquoi Madame Julie a décidé de ne pas le faire?»

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« Que faire quand un enseignant prive un élève de récréation parce qu’il n’est pas assez concentré en classe pour avancer ses travaux? ».

Voilà des exemples de questions qui ont été abordées dans les 5 à 7. Pour rendre les échanges encore plus riches, les ambassadeurs partagent leurs opinions personnelles et se questionnent. Des partenaires du milieu, qui soutiennent les discussions, en profitent pour présenter les « bonnes pratiques » et les recommandations.

On y parle entre autres de Participaction, l’organisme dont la mission est de faire bouger les Canadiens. On y discute de la vision de la saine alimentation du ministère de la Santé et des Services sociaux. On échange sur le cadre de référence Gazelle et Potiron développé à l’intention des services de garde éducatifs à l’enfance.

4. Parce que ça remplit d’idées les ambassadeurs

Comme le mentionnait une ambassadrice lors d’un des derniers 5 à 7, « c’est fantastique d’avoir toutes ces informations! On peut donner notre opinion dans une réunion d’équipe-école et l’appuyer sur des bases solides. Quand on dit aux autres enseignants, par exemple, qu’associer la nourriture à des récompenses équivaut à dire à l’enfant de manger même s’il n’a pas faim, ça passe tellement mieux! Ils ne se sentent pas jugés. C’est facile de les aider à trouver d’autres idées.».

Organisez votre 5 à 7!

Pour faire un 5 à 7 dans son milieu, rien de plus facile! Suffit d’avoir l’appui d’une personne de la direction d’école. Celle-ci se chargera de convaincre les autres directions et de nommer 2 personnes par école : un membre du personnel et un parent impliqué.

À partir de là, le plaisir est contagieux! Des centres de la petite enfance (CPE), des services de garde scolaires, des professeurs d’éducation physique peuvent se greffer aux événements. Après avoir lancé les invitations, on utilise les ressources d’expertise du milieu pour la préparation et l’animation, on achète du moût de pommes et des bouchées et…. c’est parti!

De quoi s’assurer d’assister, évidemment, à des 5 à 7 agréables, mais surtout d’avoir des enfants qui grandissent dans des milieux sains.

Vous souhaitez en savoir plus?

Isabelle Rioux, directrice d’école et Josée Gamache-Rioux, agente de prévention et de promotion des saines habitudes de vies au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISS) du Bas-Saint-Laurent sont prêtes à recevoir vos courriels!

Isabelle Rioux : isabelle.rioux@csfl.qc.ca
Josée Gamache-Rioux : josee.gamache-rioux.csssbasques@ssss.gouv.qc.ca

Mélanie Tremblay, Communauté ouverte et solidaire pour un monde outillé, scolarisé et en santé (COSMOSS) Bas-Saint-Laurent

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