cafeteriat-jeunes-hommes

Cafétérias scolaires : 5 façons d’améliorer le menu pour que les jeunes mangent mieux

Tatiana Polevoy

Un Subway, un Valentine, une épicerie qui vend du poulet frit, un dépanneur qui vend de la pizza… La chanson, on commence à la connaître : de plus en plus d’établissements de malbouffe s’installent à proximité des écoles secondaires.

À l’école secondaire du Tournesol, à Windsor, en Estrie, on a décidé il y a 7 ans de se prendre en mains. Le résultat aujourd’hui : des étudiants qui mangent mieux, pour moins cher, et à l’école. Voici la recette pour introduire des principes de saine alimentation à l’école secondaire.

Cafétérias

1. Rassembler les ressources

Différents corps de métier se sont unis afin de mettre le projet en branle : une secrétaire et un enseignant en adaptation scolaire, Dany Paquin, sont à la base de l’idée. Ils ont rassemblé des dizaines de personnes autour d’eux, dont deux employés payés (un chef cuisinier et une cuisinière) et de nombreux bénévoles, parmi lesquels : des stagiaires du cheminement particulier, des gens qui travaillent au sein de l’école, et même, un conseiller de la Ville!

Ensemble, ils ont mis la main à la pâte – littéralement! – pour améliorer l’offre alimentaire du milieu scolaire. C’est ainsi qu’est née la Coopérative Alimentaire du Tournesol.

Cafétérias

2. Avoir le désir de manger mieux

Dany Paquin est impliqué depuis les débuts.

Il explique sa motivation : « On avait des concessionnaires qui venaient à l’école servir de la nourriture et… c’était épouvantablement mauvais! On a décidé de changer ça et d’y aller avec nos valeurs : des valeurs écologiques, de saine alimentation et de saines habitudes de vie, des valeurs régionales et locales. »

Concrètement, qu’est-ce que ça donne comme repas, une cafétéria scolaire gérée par une coop alimentaire? Le menu, disponible ici, est absolument alléchant : rigatoni carbonara et potage à la courge et au fenouil côtoient poulet laqué aux graines de sésame et empenada au porc.

3. Adapter le menu aux besoins des jeunes

Oui, ajouter des légumes à l’offre, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant, explique Dany Paquin, en rappelant qu’il faut plaire aussi.

« On a un hot-dog, mais on a choisi de prendre autre chose qu’une saucisse Hygrade. On a plutôt une saucisse faite chez un fermier-boucher de la région. »

Là où il n’y a aucun compromis, c’est sur la friture : aucun aliment n’est frit dans la cafétéria.

Cafétérias

4. Persévérer

Après 7 ans d’implantation, Dany Paquin trouvent que les jeunes mangent mieux, surtout les plus vieux et ceux qui sont impliqués dans le sport. Il note qu’au départ, seuls les adultes ou presque se servaient au bar à salade, alors qu’aujourd’hui, sa popularité est en croissance.

5. Savoir composer avec moins

Avec les années, la popularité de la cafétéria varie. Une des façons d’attirer les élèves, dans ce contexte : garder des prix bas.

« À notre cafétéria, un repas principal avec le pain coûte 4,50$. Avec la soupe et la boisson, ça monte à 6,50$. Ça, c’est le prix d’un 6 pouces seulement chez Subway! », note Dany Paquin.

thumbnail

« Je le dis : on a de plus en plus de difficulté à arriver. Si on servait de la poutine tous les jours, on serait millionnaires. Mais on ne peut pas faire ça : on a une responsabilité », conclut l’enseignant, en souhaitant que les étudiants continuent de réaliser les avantages d’une meilleure alimentation.

 

, , , , , , ,

Aucun commentaire.

Laisser un commentaire