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Comptoirs d’équipements sportifs à Québec : équiper les jeunes pour les motiver à bouger

Tatiana Polevoy

Faire du sport, ça peut coûter cher. Afin que l’ensemble des familles de l’arrondissement Beauport, dans la Capitale-Nationale, ait accès à des équipements, le Centre communautaire le Pivot a lancé il y a cinq ans un comptoir sportif où les jeunes peuvent s’approvisionner en vélos, gants de hockey ou ballons de soccer.

Comptoirs

Redistribuer des équipements usagés

Le comptoir du centre Le Pivot recueille des équipements sportifs usagés et les redonne à la population qu’il dessert. Tout est accepté : vélos, patins, épaulettes et gants de hockey, protège-tibia pour le soccer… Les articles apportés au centre sont lavés, remis à neuf et redistribués dans un lieu ouvert tous les jours de la semaine de 9 h à 18 h.

Richard Moisan est adjoint à la gestion de projets au Pivot. En racontant la genèse de cette initiative, il souligne la coïncidence formidable qui est survenue.

« Il y a un concessionnaire de la région qui avait commencé, au moment même où on ouvrait le comptoir, à récolter des équipements sportifs usagés. Ils cherchaient à qui donner : le “match” s’est fait naturellement! Ça dure depuis ».

Comptoirs

Faire bouger les nouveaux arrivants

Le centre Le Pivot travaille aussi avec les nouveaux arrivants, particulièrement les réfugiés qui s’installent dans Beauport.

« On leur fait visiter l’arrondissement en leur montrant ce qui est gratuit et accessible : la piscine municipale, la bibliothèque, les parcs… On s’arrête au centre communautaire et là, dès leur arrivée, ils peuvent se “magasiner” des équipements sportifs ».

La volonté derrière cette idée de génie : donner tous les outils aux familles pour intégrer l’activité physique dans leur quotidien. Même si le programme s’adresse d’abord aux enfants, il arrive souvent aux employés du Pivot d’offrir des patins à toute une famille pour encourager celle-ci à bouger.

Comptoirs

Pour une démocratisation de l’activité physique

La pratique d’un sport serait-elle, même en 2016, réservée aux plus nantis?

« Malheureusement, oui, répond Richard Moisan. Jouer au hockey, ça coûte une fortune : l’équipement est cher et l’inscription aussi. Des fois, on aide des familles qui ne sont même pas nécessairement défavorisées. Pour un ménage qui gagne 60 000 $ par année avec deux enfants, dont l’un veut jouer au hockey, les frais montent vite. »

Pour favoriser la pratique d’activités sportives, les familles peuvent s’inscrire par elle-même et aller chercher des équipements au comptoir sportif. Elles peuvent aussi faire une demande au centre communautaire afin de payer les activités en plusieurs versements. Accès-Loisirs complète l’offre : une fois les inscriptions pour les activités sportives terminées, l’organisme distribue les places restantes aux familles qui n’ont pas les moyens de se les offrir.

Redonner des vélos

Selon Richard Moisan, les équipements usagés sont nombreux à atterrir au Pivot. Chaque année, les quantités sont plus importantes. Les patins arrivent vite et repartent tout aussi rapidement. Les équipements de ski, eux, peuvent difficilement être donnés, le billet quotidien étant trop élevé. Ils sont par contre revendus dans des marchés aux puces et les sous recueillis aident à faire fonctionner le comptoir sportif.

« Ce qui manque le plus, ce sont toutefois les vélos. On en reçoit beaucoup, mais ils sont rarement en bon état! » lance Richard Moisan.

Le message est lancé…

 


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