Cheerleaders école

Sport à l’école : bouger en éducation physique et au service de garde

Tatiana Polevoy

L’an dernier, des élèves de 5e et 6e année de la Commission scolaire Bois-Francs ont joué au hockey et suivi des cours de cheerleading. Ils l’ont fait dans les locaux de leur école, et non pas pendant leurs périodes d’éducation physique, mais plutôt durant les heures où les jeunes sont au service de garde.

Le coût pour avoir participé à ces activités durant toute une session? Un maigre 30 dollars. Impressionnant? Tout ça, c’est un peu grâce à Cédric Morin, le technicien en service de garde qui a propulsé un projet de groupes sportifs en Mauricie.

« Quand j’ai vu que des groupes sportifs s’organisaient, j’ai tout de suite suggéré que les services de garde s’impliquent. On avait déjà les ressources humaines compétentes pour le faire. Un comité s’est créé et l’idée s’est concrétisée », raconte-t-il.

Sport à l'école

Groupes sportifs en Mauricie : comment ça marche?

Les activités offertes sont diversifiées et accessibles. Le hockey, le cheerleading et la danse ont été très populaires dans les dernières années. En 2016, le basketball sera à l’honneur. Quand les éducateurs le désirent, Cédric Morin met à leur disposition des spécialistes du sport en allant piger dans les associations sportives du coin.

Après les formations, le recrutement d’arbitres et la cueillette du matériel, les cours commencent. Les jeunes pratiquent le sport dans leur école pendant 10 à 12 semaines. À la fin de la session, une journée-événement est organisée, pendant laquelle les différents établissements se rencontrent pour disputer des parties amicales.

« Le plus important pour nous, c’est de suivre les règles, d’avoir une bonne attitude générale et de fournir un effort soutenu. Pour gagner, une équipe doit avoir respecté les valeurs autant qu’avoir compté des points! », souligne Cédric Morin.

équipe de soccer

14 écoles impliquées qui bougent plus

En 2015, quatorze écoles ont participé aux groupes sportifs. Les jeunes bougent davantage, et ce, pour une somme peu élevée, comme le dit Cédric Morin : « On est allés chercher des jeunes qui ne pouvaient pas s’inscrire à des activités organisées à l’extérieur de l’école, car elles coûtent trop cher. Une trentaine de dollars pour toute la session, c’est bien peu, en comparaison. »

Pour les éducateurs, les groupes sportifs sont une occasion d’ajouter des moments d’activité physique à leur programme. À ceux qui au départ étaient réticents, voici ce qu’a dit Cédric Morin pour les convaincre :

« En service de garde, on a 10 plages-horaires à animer par semaine. C’est sûr que là-dedans, il y a du brico, de la bouffe, des sciences. Moi, je vous demande une plage horaire par semaine pour pratiquer un sport! »

Courir à l'école

S’ajuster en cours de route pour une plus grande participation

Alors que s’entame dans quelques jours la quatrième année du projet de groupes sportifs, Cédric Morin et les éducateurs en sont encore à faire des ajustements. « On souhaite qu’il y ait le moins de compétition possible. Mais ce sont les enfants qui nous le demandent! Maintenant, on donne une bannière à tous les jeunes pour la participation, et une de plus pour la victoire. »

Une bannière, du plaisir et de l’activité physique : trois choses avec lesquelles les petits joueurs de basket de cette année seront certains de repartir!


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