Agriculture urbaine

Agriculture urbaine : des jardins collectifs pour les familles à Granby

Tatiana Polevoy

Depuis toujours ou presque, les agriculteurs urbains existent. On a tous une cousine qui fait pousser des tomates sur son balcon, un grand-père qui jure récolter les meilleurs poivrons en ville, et une amie dont les plants de basilic suffiraient pour ouvrir une usine à pesto!

Et si on se mettait tous ensemble pour cultiver mieux et plus utile? C’est un peu l’idée derrière les jardins qui sont de plus en plus présents dans la Municipalité régionale de comté (MRC) de La Haute-Yamaska.

Jeunes dans un jardin

Comment créer un jardin?

Amélie Laroche est coordonnatrice de Jeunes en forme Haute-Yamaska. Elle raconte que l’envie et le besoin de créer des jardins étaient présents dans sa région depuis longtemps : « Ça faisait un bout que les gens en parlaient et ça ne se concrétisait pas. On a eu des appuis financiers, et ça a décollé. »

Des projets d’agriculture urbaine ont vu le jour sous différentes formes, notamment des jardins collectifs et communautaires à Granby et à Waterloo et des jardins sur balcons dans les habitations à loyer modique (HLM) de Granby. Jeunes en forme a offert des formations au personnel des écoles et camps de jour à proximité des jardins pour que les enfants puissent aller s’y amuser, y travailler un peu et y recevoir des animations.

Fille avec une aubergine

Faire connaître des nouveaux légumes aux enfants

« Les jardins sont vraiment importants, souligne Amélie Laroche. Les jeunes d’aujourd’hui ont peu d’occasions d’être en contact direct avec la provenance des aliments. Le jardinage leur permet de découvrir des fruits et des légumes qu’ils ne connaissent pas. »

Elle cite en exemple le zucchini, que plusieurs jeunes n’avaient jamais vu de leur vie quand il est sorti de terre! En le cultivant et en apprenant à le cuisinier, les jardiniers en herbe ont plus de chances de l’aimer et de le remettre dans leur assiette.

« Avec les jardins collectifs, on a une belle façon de contrer en partie les problèmes de sécurité alimentaire. Tout le monde peut participer et profiter des récoltes », explique Amélie Laroche.

Graines de citrouille

Vers des tentatives d’autosuffisance alimentaire

Il existe de nombreuses autres façons de cultiver dans la Haute-Yamaska, note Amélie Laroche. Elle parle entre autres des Incroyables Comestibles de Granby qui, en collaboration avec la Ville, ont planté dans des plates-bandes, au lieu des fleurs et des plantes, des fruits et des légumes. Tout le monde peut les entretenir et avoir accès aux récoltes.

Le nombre de jardins collectifs et communautaires est en réelle augmentation dans la région. À preuve, plus d’une centaine de parcelles ont été achetées cet été dans un quartier résidentiel de Granby où les citoyens ont pourtant accès à de grandes cours pour jardiner. Le succès est tel que la superficie devra être doublée l’an prochain.

« C’est l’aspect “communauté” que les gens recherchent, selon Amélie Laroche. Être entouré, c’est sécurisant quand on commence à cultiver. »

Et si l’effervescence est telle dans le coin, c’est beaucoup grâce à la Ville de Granby. En donnant l’accès à l’eau, en investissant dans des terrains, en mettant sur pied des cabanons pour loger l’équipement, les élus ont facilité grandement les projets de jardinage. Reste maintenant à assurer leur pérennité.

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