Jeunes filles qui cuisinent - Québec en Forme

Le rôle de l’école et l’apprentissage des choix alimentaires santé

Sylvie Bernier

Récemment, la poutine a fait un retour dans le menu de certaines écoles. Je suis convaincue que ce n’est pas la bonne direction à prendre. Après tout, une poutine reste une poutine même sans friture et moins de sel. Manger ce type d’aliments sur l’heure du dîner affecte la concentration et l’efficacité de nos jeunes lorsqu’ils reviennent s’asseoir en classe vers 13h.

Le retour de la poutine à l’école affecte aussi la pertinence et la cohérence des messages en saines habitudes de vie envoyés à nos jeunes. Les parents leur disent de suivre le guide alimentaire canadien, de bien manger, les professeurs et les enseignants aussi, mais dans les lieux qu’ils fréquentent il y a de la malbouffe partout et maintenant dans leur propre école.

Les étapes à suivre

Il ne s’agit pas de seulement de changer le menu. Il faut avant tout soutenir le gestionnaire de la cafétéria puisque la compétition à l’extérieur est forte et il est difficile de rentabiliser leur commerce. Il faut miser sur des multi stratégies. La direction générale, le conseil d’établissement et les parents doivent s’engager et former un comité tactique avec la collaboration de nos jeunes. L’implication de tous est primordiale!  Plus les étudiants seront impliqués dans la modification du menu plus il y a de chance que nos jeunes adhèrent à ces changements.

Jeunes qui cuisinent - Blogue Québec en FormeUne école qui fait la différence

L’école Rochebelle à Sainte-Foy en est un bel exemple. Elle a permis aux étudiants de peindre une murale dans la cafétéria pour que l’atmosphère soit plus à leur goût. Les jeunes ont développé un menu santé avec le gestionnaire et ont participé à des dégustations sur l’heure du lunch. De plus, l’accès à ce menu santé (paninis, salades, fruits) était facilité par l’option de  paiement par carte de crédit ou débit. Pour ceux qui choisissaient l’option des choix moins santé, ils doivent emprunter une allée différente, payer comptant, le montant juste puisque la monnaie ne leur est pas remise. Bref, les environnements ont été aménagés afin de favoriser le choix sain et rendre difficile d’accès le choix moins santé. Après quelques semaines, l’allée santé est devenue beaucoup plus populaire.

Être cohérents : parents, école, intervenants

En même temps qu’on procédait à ces changements, ce comité a avisé les parents de l’importance d’avoir leur soutien pour cette nouvelle approche. Une fois que les parents sont conscients du travail qui est fait à l’école sur l’heure du lunch pour garder le jeune à la cafétéria, c’est une belle mobilisation qui s’installe. Le message devient ainsi cohérent entre ce que l’on dit et l’offre alimentaire proposée.

Voici un bel exemple qui nous montre, que c’est en collaborant qu’on peut renverser la tendance.

Sylvie Bernier
Ambassadrice des saines habitudes de vie
Québec en Forme

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